J 1 : Paris – Alma Ata
Départ de Paris pour Alma Ata. A notre arrivée au Kazakhstan, nuit à Alma Ata.
J 2 : Tamgaly – Alma Ata (320 km)
Vaste plateau semi aride qui s'étend au nord de la puissante chaîne de montagnes des Tian Chan, le Kazakhstan est, par excellence, le monde des steppes, exception faite de l'oasis de piémont où se développa Alma Ata. Au cours de cette journée, nous nous intéresserons à une période charnière située entre le Néolithique et l’âge du bronze, à l’aube de la sédentarisation. La culture d’Andronovo s’est développée dans un milieu de chasseurs-éleveurs : vouant un culte particulier au cheval, ces hommes le représentèrent sur les parois rocheuses. Nous découvrirons le site de
Tamgaly 
, célèbre pour ses gravures rupestres dont les plus anciennes remontent au IIe millénaire. Nous pourrons y suivre l’évolution de ces peuples qui placèrent successivement, au centre de leur culte, le taureau puis le cheval, associés au symbole solaire. Pique-nique en route. Retour à
Alma Ata. En chemin, nous apercevrons, non loin de la route, les vestiges de quelques
kourganes, ces tumuli funéraires caractéristiques des civilisations des steppes. Nuit à Alma Ata.
J 3 : Alma Ata – Tchimkent
Journée consacrée à la découverte d'
Alma Ata, capitale du Kazakhstan jusqu'en 1997, édifiée au XIXe siècle par les Russes à l’emplacement d’une ancienne cité caravanière, au pied des Tian Chan. La visite du
musée d’Archéologie nous fera remonter aux origines de la culture des steppes : bijoux et bronzes au décor animalier d’une extraordinaire fluidité ont été réalisés par les Saces dès le VIIIe siècle avant J.-C. Les découvertes effectuées dans les kourganes du Kazakhstan, en particulier celui qui livra la célèbre sépulture de l’« Homme d’or », dont nous verrons une reproduction, sont une source incomparable de connaissances sur cette période. En fin d'après-midi, nous prendrons le train en direction de
Tchimkent. Nuit dans le train.
J 4 : Tchimkent – Tachkent – Termez
Arrivés le matin à Tchimkent, nous prendrons le chemin de l'Ouzbékistan.
Tachkent, la capitale de l’Ouzbékistan, est une ville d’un abord agréable, à l’urbanisme moderne. Nous emprunterons la vaste Perspective de l’Indépendance et passerons devant le théâtre nommé, en l'honneur du poète ouzbèque du XVe siècle, Alisher-Navoï. Nous découvrirons ensuite que l'histoire reste présente dans cette cité qui plonge ses racines jusque dans la préhistoire. Ce fut surtout après la conquête islamique qu’elle connut un développement important. Nous en apercevrons quelques témoins, tels la medersa Khazret Imam et le mausolée de Kaffal Chachi, souvenirs de la dynastie des Cheïbanides qui régna sur Tachkent au XVe siècle, ou la medersa Koukeldach, située à l’emplacement de l’ancien centre de la ville. Nous ferons enfin une rapide visite du
musée des Peuples de l’Ouzbékistan. Nous prendrons, en fin de journée, un vol vers Termez où nous passerons la nuit.
J 5 : Termez
Au cœur de la province de Transoxiane, puis de l’ancien royaume de Bactriane, Termez doit son nom à son fondateur grec Démétrios. Sur les rives de l’
Amou Daria, nous visiterons d’abord
Kara Tepe, où fut édifié le mausolée d’Hakim al-Termezi sur l’emplacement d’un antique lieu de culte bouddhique. Le site archéologique de
Fayaz Tepe nous permettra de retracer l’histoire de l’Empire kouchan aux premiers siècles de notre ère. L’influence du monde indien y fut fort sensible et Termez reste un lieu de pèlerinage bouddhiste. Le
mausolée du sultan Saadat et les vestiges du château féodal de
Kirk Kiz compléteront le panorama historique de cette terre de contacts et d’échanges. Une excursion nous donnera aussi l’occasion de découvrir l’étrange
minaret de Zurmala. Nuit à Termez.
J 6 : Shakr-i-Sabz – Samarcande (410 km)
A travers les steppes d’Asie centrale, nous rejoindrons
Shakr-i-Sabz
, l’ancienne Kech, ville natale de Tamerlan. Ce dernier y fit édifier l’immense palais Blanc
, Ak-Saray. Si le palais, construit à la hâte comme tous les édifices commandés par l'impatient conquérant, a pratiquement disparu, les impressionnants vestiges de son portail offrent encore un décor de faïences sans pareil. La
mosquée Kok-Gumbaz et le mausolée Gumbazi-Seidan, édifiés par Olough Beg et, surtout, la
mosquée Khazret Imam complètent le souvenir des splendeurs de la ville. Le
Chorsou, marché couvert du XVe siècle, reste encore le siège d’une animation riche en couleur. Nous prendrons ensuite le chemin de Samarcande. Nuit à Samarcande.
J 7 : Samarcande
Principale ville de l’antique Sogdiane,
Samarcande 
prospéra au carrefour des grandes routes commerciales venant de Chine, de Sibérie, de Perse et d’Occident, jusqu’au déferlement des hordes mongoles de Gengis Khan, qui détruisirent la cité avant de la reconstruire sur les cendres de ses faubourgs. L’heure de gloire de Samarcande vint deux siècles plus tard, lorsque Tamerlan en fit la capitale de son empire.
La journée sera consacrée à la visite de la capitale de Tamerlan. Les merveilleuses medersa de la
place du Reghistan, décorées de faïences éblouissantes, nous permettront de mieux cerner les influences multiples qui marquèrent l’évolution de l’architecture timouride. Après la célèbre
mosquée de Bibi Khanym, c’est la gloire des Timourides que nous célébrerons devant les
mausolées de Shah-i-Zinda dont la construction s'échelonna du XIe au XVe siècle. Sur une colline dominant la ville actuelle, le site d’Afrassiab nous révélera l’emplacement de l’antique Marakanda, prise par Alexandre le Grand. Les
fresques d’Afrassiab, exposées dans le
musée du site décrivent la vie de la brillante cour des princes de Sogdiane. Nuit à Samarcande.
J 8 : Pendjikent
Le matin, nous partirons pour une incursion au
Tadjikistan, sur le site archéologique de
Pendjikent où nous pourrons évoquer la civilisation de Sogdiane qui connut son apogée entre le Ve et le VIIIe siècle de notre ère. La ville fortifiée comportait plusieurs temples et de nombreuses demeures aristocratiques dont nous pourrons admirer les fresques raffinées présentées au
musée Roudaki. De retour à Samarcande, nous découvrirons, non loin du petit mausolée de Roukhabad, simple et émouvant, le
Gour-Emir, tombeau du grand conquérant, qui conserve les dépouilles de Tamerlan, de ses fils et d’Olough Beg. Nuit à Samarcande.
J 9 : Samarcande – Chor Bakr
En découvrant l’observatoire d’Olough Beg, édifié sur la colline de Tali Rassad, nous évoquerons la personnalité du petit-fils de Tamerlan, prince poète, philosophe et astronome. Nous prendrons ensuite la route, bordée des plantations de coton et de mûriers qui font la richesse de l’Ouzbékistan, vers Boukhara. Non loin de la ville, nous découvrirons l’extraordinaire complexe de
Chor Bakr où Abdullah Khan fit édifier, au XVIe siècle, près des tombes de descendants du Prophète, une mosquée, une medersa et la khanaka où étaient hébergés les étudiants de la medersa. Nuit à Boukhara.
J 10 : Boukhara
La ville traditionnelle de
Boukhara 
a su garder tout son charme, même si elle ne compte plus qu’une partie de ses trois cent soixante mosquées. Oasis de la vallée inférieure du Zeravchan, Boukhara fut, selon la légende, fondée par le roi-héros iranien Syavouch. La ville connut toutes les influences qui marquèrent successivement la Sogdiane puis la Transoxiane. Offrant refuge aux confessions persécutées par les sassanides – chrétiens nestoriens, bouddhistes, manichéens –, elle devint un centre religieux et intellectuel très important et, après la conquête islamique, sous la dynastie des Samanides, brilla de l'éclat de poètes et savants aussi prestigieux que Roudaki, Daqiqi et, surtout, Avicenne. Le khanat de Boukhara connut un second apogée, commercial cette fois, au XVIe siècle, sous les Ouzbèques Cheïbanides, et la ville vit alors s'édifier de nouveaux quartiers commerçants, bazars couverts, caravansérails, tandis que ses miniaturistes portaient leur art à des sommets inégalés en Asie centrale.
Au pied du
minaret Kalian, « le grand », chef-d’œuvre édifié sur ordre d’Arslan Khan, le
quartier de Poi-Kalian offre mosquées et medersa retraçant toute l’évolution architecturale, des Seldjoukides aux Cheïbanides, dans le décor, ponctué de coupoles, des anciens marchés de la soie. Nous pourrons admirer, entre autres, la
mosquée Magoki-Attari dont la splendide façade de style kharakhanide remonte au XIIe siècle. Nous achèverons notre matinée par la visite de l’
ensemble du Liabi-Khaouz, articulé autour du bassin qui jouxte la medersa de Koukeldach, toujours fréquenté par de nombreux habitants de la ville en quête de repos et de fraîcheur et nous irons admirer le jeu d'ombres et de lumière qui anime le décor de brique raffiné du mausolée d’Ismaël Samani, fondateur de la dynastie des Samanides, qui régna au Xe siècle, l’âge d’or de Boukhara, marqué par la renaissance de la poésie et de la science d’origine persane. L'après-midi, nous visiterons la citadelle Ark, édifiée sur l'emplacement de la Boukhara primitive et qui fut la résidence de l’émir jusqu’en 1920. Elle abrite un petit musée d'histoire et d'ethnographie. Les quatre minarets de Tchor Minor, symbole de la ville, mettront un point d’orgue à nos visites de la journée. Nuit à Boukhara.
J 11 : Berakshah – Khiva (450 km)
Nous nous rendrons d'abord au
mausolée de Baha Ad Din Naqsh-Bandit, fondateur, au XIVe siècle, d’un ordre soufi qui compta dans ses rangs le grand poète Djami et a encore, aujourd’hui, une grande audience, en particulier en Turquie. Quittant Boukhara, nous ferons un arrêt à
Berakshah, cité zoroastrienne où nous évoquerons l’influence persistante de ces pratiques religieuses héritées de la Perse antique. Nous traverserons ensuite les espaces sans fin du
Kizil Koum, le désert Rouge, puis, nous rapprochant un temps de la vallée de l'Amou Daria, nous arriverons à Khiva. Nuit à Khiva.
J 12 : Khiva
Au cœur de l’oasis du Kharezm, à proximité d’Ourgentch,
Khiva devint, au XVIIe siècle, le centre d'un khanat indépendant dont la prospérité reposait sur la richesse agricole de l'oasis et sur le commerce des esclaves. Ravagée en 1740 lors de la conquête de Nadir Shah, Khiva retrouva toute sa splendeur au XIXe siècle sous la dynastie des Koungrats. La
ville intérieure, Itchan-Kala 
fait figure, aujourd’hui, de véritable musée de plein air. Après en avoir franchi la porte, flanquée de la forteresse de
Kounia-Ark, ancienne résidence fortifiée des khans du Kharezm au XVIIe siècle, nous admirerons la medersa Moukhammed-Amin, le mausolée Seyid Alaouddine du XIVe siècle, le mausolée Pakhlavan-Makhmoud, décoré de remarquables faïences dues à Abdoula
Djinn, la
grande mosquée du Vendredi, avant d’atteindre le palais Tachkhaouli –
la demeure de pierre – la medersa et, enfin, le grand bazar, le khan Alla Kouli. Nuit à Khiva.
J 13 : Kounia-Ourgentch
Départ matinal pour
Kounia-Ourgentch, ancienne capitale du royaume de Kharezm. De l’Antiquité, elle ne garde que quelques vestiges, mais de beaux édifices médiévaux échappèrent à la destruction de la ville par Tamerlan : nous y verrons en particulier le
mausolée de Tjubek Khanum, décoré de magnifiques mosaïques de faïence, qui date du XIVe siècle et abrite, peut-être, les sépultures de la dynastie des Soufisdes. Nous verrons également les mausolées de Fakhr ed Din et de Tekesh, ainsi que les fouilles de la «
bibliothèque de Ma’moun» qui révèlent un établissement du Ve siècle avant notre ère. Nous serons enfin impressionnés par le minaret de Kutlug-Timur qui témoigne, avec ses 60 mètres de haut, d'une grande audace architecturale. Nous gagnerons ensuite Tachaouz d’où nous nous envolerons vers Achkhabad, capitale du
Turkménistan. Nuit à Achkhabad.
J 14 : Mary
Vol vers
Mary, proche de l’antique Merv. Selon les légendes indiennes, la Margiane fut le berceau des tribus aryennes. Le
musée de Mary nous permettra d’évoquer cette civilisation encore mystérieuse. L’après-midi, les vestiges de la ville du VIe siècle avant J.-C. nous donneront l’occasion de parler des origines de la civilisation urbaine en Asie centrale. Satrapie achéménide, elle resta province iranienne jusqu’à la conquête musulmane et fut même le siège d’un évêché sous les Sassanides. Foyer d’intense spéculation théologique et politique,
Merv fut le point de départ du mouvement abbasside. La ville atteignit son apogée sous le Seldjoukide Sandjar au XIIe siècle. Omar Khayyam fut directeur de l’observatoire de Merv en 1074. Ville étape de la route de la soie, dominée par les forteresses de Kyz Kala et de Yigit Kala, elle s’orna de somptueux édifices : le
mausolée du sultan Sandjar est l’un des plus beaux d’Asie centrale. Nuit à Mary.
J 15 : Nicée
Le matin, nous reprendrons un vol vers
Achkhabad et découvrirons la capitale du Turkménistan. Ville de fondation récente, elle fut reconstruite après le séisme de 1948 selon le système soviétique des microrayons, mais après avoir connu, sous l'impulsion de Saparmourat Niazov, de spectaculaires transformations, la couvrant d'édifices somptuaires, tels que le monument de l'Indépendance turkmène ou le futur « palais du bonheur »... Après avoir parcouru cette cité étonnante, nous irons visiter le très beau
musée archéologique qui abrite, entre autres richesses, les célèbres rhytons de Nicée. L'après-midi, nous irons à Nisa, l'antique
Nicée, capitale de la Parthiène et ville sacrée. Les vestiges exhumés par les archéologues ont largement contribué à la connaissance de la civilisation parthe : des milliers d’ostraca couverts d’inscriptions, mais aussi des objets et statues qui révèlent l’influence grecque. Nous y verrons notamment les
vestiges du palais et d’un curieux temple circulaire. Tard dans la soirée, nous partirons vers l'aéroport. Vol de nuit pour Paris.
J 16 : Paris
Arrivée à Paris le matin.
Selon les dates des voyages, le programme ci-dessus peut se dérouler de façon légèrement différente en fonction des contraintes techniques ou des ouvertures de sites.
Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateau, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 01/04/2010. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.