J 1 : Paris – Ouagadougou
Vol vers
Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Transfert à l'hôtel. Dîner inclus. Nuit à Ouagadougou.
J 2 : Ouagadougou – Gaoua (350 km)
Après un rapide tour de ville de la capitale burkinabé et un arrêt dans son
grand marché, nous prendrons la longue route vers les régions Bissa et Gourounsi puis Ouessa Léo et, enfin, à travers la savane arborée, nous pénétrerons dans le territoire des ethnies dites du « rameau lobi » qui, outre les Lobi, comprennent les Birifor, Dagara, Gan, Dian, Dorossié et Téguessié. Nuit à Gaoua.
J 3 : Gaoua, le pays Lobi
Journée entièrement consacrée à la découverte du
pays Lobi. Les Lobi vivent entre le Burkina Faso, le Ghana et la Côte-d’Ivoire, mais c’est au Burkina qu’ils ont le mieux gardé leurs traditions. Les hommes se déplacent encore armés d’un arc et de flèches et les femmes âgées portent de petits disques labiaux. Le chef de famille est la seule autorité, responsable de tout et de tous vis-à-vis du conseil des Anciens. Il est chargé des autels sacrificiels et de l’organisation du travail des champs. Les Lobi sont aussi des artistes réputés. Leurs statuettes, utilisées pour une protection spirituelle et le culte des ancêtres, comptent parmi les œuvres les plus célèbres de l’art africain. Les Lobi, aujourd’hui encore, utilisent de belles statues d’autel (
bateba). Pendant les visites, nous serons accompagnés par un guide parlant la langue lobi, condition indispensable pour dépasser la méfiance naturelle de ce peuple. Nous découvrirons également les
ruines de Loropéni 
, dont l’origine reste controversée, ainsi que le
site d'Obiré où se trouvent les sanctuaires des rois et reines Gan. Nuit à Gaoua.
J 4 : Gaoua – Bobo Dioulasso (295 km)
Quittant par la piste le pays Lobi, nous partirons à la découverte de la curieuse formation géologique des
dômes de Fabedougou. Nous poursuivrons vers Bobo Dioulasso. Avec plus de 350 000 habitants,
Bobo Dioulasso est la deuxième ville du Burkina et probablement la cité la plus agréable du pays. De nombreux quartiers verdoyants ont gardé une ambiance typiquement coloniale. La gare des chemins de fer en style néo-mauresque est caractéristique de cette époque. Les
vieux quartiers de Sya, dominés par la grande mosquée, l’un des plus beaux exemples d’architecture soudanaise, respirent une atmosphère hors du temps. Nous verrons aussi la
mosquée de Bolomakoté. Nuit à Bobo Dioulasso.
J 5 : Bobo Dioulasso – Dedougou (220 km)
Après la visite du
marché de Bobo, très animé et fréquenté par les paysans des différentes ethnies de la région qui y apportent leur production, nous prendrons la route vers la petite ville de
Dedougou. Nuit à Dedougou.
J 6 : Dedougou – Bandiagara (320 km)
Au cours de cette journée, passant par Yako, Ouahigouya et Koro, nous traverserons la zone sahélienne du pays pour rejoindre le Mali. La savane à karité – du nom du fameux arbre à beurre d’Afrique – laissera place peu à peu à une végétation plus sahélienne où dominent l’acacia et le baobab ; aux toits de chaume des villages bambara se substitueront progressivement les cases à toit plat des populations bwa. Nous approcherons du
pays Dogon et arriverons en fin de journée à Bandiagara où nous passerons la nuit.
J 7 : le pays Dogon – Ireli – Banani
Journée consacrée à la visite des villages de la « Falaise »

située sur les hauteurs de Sanga. Elle s’étend sur près de 260 kilomètres entre le plateau de Biandagara et la plaine du Seno-Gondo, lesquels constituent
le pays dit « Dogon », par référence au nom des peuples qui l’habitent. D’après Germaine Dieterlain, les Dogon, refusant la conversion à l’islam, fuirent leur pays d’origine, le Mandé, pour s’établir dans cette région vers le XIII
e siècle, au terme d’une pérégrination d’une centaine d’années le long du fleuve Niger.
L’impressionnante descente de la
falaise, qui dévoile de superbes perspectives, nous mènera jusqu’au remarquable
village d’Ireli, sans doute un des plus beaux de la région avec ses habitats semi-troglodytiques et ses nombreux quartiers serrés autour des
toguna – abris utilisés par les hommes. La descente, par un escalier aménagé dans une faille étroite, nous procurera un splendide aperçu sur le cirque rocheux où se trouve blotti le village de
Banani. Construit à même la falaise, il constitue un des sites les plus spectaculaires du pays Dogon. La visite de quelques maisons nous permettra de mieux comprendre l’organisation sociale de ce peuple qui, de par son isolement géographique au creux de la falaise, fut longtemps préservé des influences extérieures. Nous verrons comment, aujourd’hui encore, il continue d’échapper largement à l’emprise de la culture dominante de l’Islam. Nous reprendrons nos 4x4 pour nous diriger vers
Koundou où nous passerons la nuit en
campement organisé.
J 8 : Neni – Ibi – Ogol – Songo – Mopti
Départ en 4x4 en direction du village de
Neni où les villageois feront revivre pour nous la
le rite du dama, cérémonie de levée de deuil des personnages importants ayant rejoint récemment le monde des morts. Au cours de ces danses seront arborés les fameux masques dogons ; comptant parmi les plus originaux d’Afrique occidentale, ils symbolisent les ancêtres sous la forme d’animaux ou d’êtres vivants stylisés, et peuvent atteindre jusqu’à sept mètres de haut. Après avoir visité quelques maisons du
village d’Ibi, nous gagnerons Sangha puis le village d'
Ogol-du-Haut avec ses places, sa forge, ses temples et autels d’ancêtres, où nous évoquerons la culture et la cosmogonie du peuple dogon. Enfin, nous nous rendrons à
Songo. Adossé à un piton rocheux, ce village tient un rôle capital dans le monde dogon : c’est là, en effet, qu’ont lieu les grandes cérémonies collectives de circoncision. Ce rite d’initiation vieux de plusieurs siècles a donné naissance dans le lieu dit
Abri des circoncis, au développement d’un art rupestre caractéristique qui présente l’intérêt d’être sans cesse renouvelé, chaque cérémonie apportant de nouvelles réalisations. Nous quitterons ensuite le pays Dogon pour rejoindre la région des rives du Niger. Nuit à Mopti.
J 9 : Tombouctou 
Transfert à l’aéroport et vol pour
Tombouctou dont le nom seul évoque le mystère et l’exotisme. Si la ville, à demi engloutie par les sables, n’est plus aujourd’hui que l’ombre de ce qu’elle fut il y a quelques siècles, elle demeure cependant la plus fascinante des cités sahariennes avec ses
mosquées-citadelles d’argile au pied desquelles on aperçoit parfois la silhouette majestueuse d’un Touareg. Nous visiterons la
mosquée de Djinguereber, la plus imposante, construite sur l’ordre de l’empereur Kanka Moussa ; la
mosquée de Sankoré, dont la medersa valut à la cité un rayonnement international au XV
e siècle ; les maisons des explorateurs Gordon Laing et René Caillié et le
marché. Au centre Ahmed Baba, nous admirerons de précieux
manuscrits enluminés, preuves de l’importance intellectuelle de la ville. Nuit à Tombouctou.
J 10 : Tombouctou – Mopti
Vol pour Mopti dans la matinée. Surnommée « la Venise du Mali »,
Mopti est construite à la confluence des fleuves Niger et Bani. Elle constitua très tôt un relais pour les peuples de bergers du désert à la recherche de points d’eau pour leurs troupeaux. Les Peuls, appelés encore « éleveurs de zébus », s’y établirent progressivement jusqu’à constituer l’ethnie dominante de la ville, mais ce furent les Français qui initièrent le développement de Mopti dont ils firent le centre économique de la région à l’époque coloniale. Nous visiterons les
vieux quartiers de Komoguel, blottis au pied de la mosquée et du port de Mopti. Nous ferons ensuite une
promenade en pinasse à moteur sur la rivière Bani et le delta intérieur du Niger, un pays où règnent l’herbe et l’eau, saisissant par son immensité. Nuit à Mopti.
J 11 : Djenné 
Le matin, départ pour Djenné. En route, visite des
ruines d’Hamdallaye qui fut la capitale de l’Etat théocratique du Macina fondé par Cheikou Hamadou. Grand centre de commerce de l’Empire songhaï au XVI
e siècle,
Djenné a conservé une partie de la parure architecturale de cette époque : imposantes demeures des riches marchands édifiées par une caste de maçons spécialisés, les
bari. Nous admirerons la célèbre
mosquée en banco, l’une des plus anciennes d’Afrique occidentale. Visite du site de la première Djenné,
Djenné-Djeno, l’une des plus anciennes villes d’Afrique de l’Ouest, fondée au III
e siècle avant notre ère. Nuit à Djenné.
J 12 : Ségou (325 km)
Longue route vers
Ségou. Cette ancienne capitale des royaumes bambara fondée en 1770 par un ancien esclave, N’golo Diarra, fut conquise et convertie à l’islam au XIX
e siècle par Il Hadj Omar dit « le Prophète ». Nous apprécierons la beauté de ses constructions de terre rouge blotties dans la verdure des caïlcédrats et des manguiers. Nuit à Ségou.
J 13 : Bamako – Paris
Le matin, route pour
Bamako. Située sur un replat entre des collines et les berges du Niger, Bamako est la capitale du Mali moderne. Elle compte aujourd’hui environ 400 000 habitants qui réunissent toutes les ethnies du pays : Bambara, Marka, Malinké, Kogora, Sarakollé, Peuls, Maures... Malgré son impressionnante croissance démographique depuis quelques décennies, elle a su garder un aspect encore très provincial. Avec ses vieux édifices coloniaux du centre-ville et les vastes quartiers traditionnels construits en banco – c’est-à-dire en terre battue – organisés autour du marché et fortement imprégnés par une tradition artisanale pluriséculaire, la ville conserve aujourd’hui encore la vie et l’aspect d’un village. Au fil des rues, nous croiserons sûrement ces tailleurs, tisserands et drapiers en tout genre côtoyant sculpteurs et joailliers sous les clameurs des marchands dont les fameuses « palabres » font la réputation de la ville. Nous visiterons le
Musée national qui possède de remarquables sections archéologiques et ethnologiques. Un peu de temps libre, en fin de journée, nous permettra de réaliser nos derniers achats au marché artisanal. En fin d’après-midi, vol pour Paris.
J 14 : Paris
Arrivée à Paris tôt le matin.
Selon les dates des voyages, le programme ci-dessus peut se dérouler de façon légèrement différente en fonction des contraintes techniques ou des ouvertures de sites.
Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateau, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 11/01/2011. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.