J 1 : Paris – Tirana
Le matin, nous nous envolerons en direction de Tirana où nous arriverons en début d’après-midi.
Tirana fut fondée par le général ottoman Suleyman Pacha, au début du XVII
e siècle, qui fit édifier, dit-on, une mosquée, un hammam et une boulangerie pour constituer le noyau de la cité. La ville se développa lentement jusqu'à ce qu'elle soit choisie comme capitale de l'Albanie en 1920. Le roi Zog I
er fit alors réaménager la ville par des architectes italiens. Tirana connut un important développement industriel après la seconde guerre mondiale, avec l'aide des soviétiques, puis de la Chine communiste.
Nous visiterons d'abord le
Musée archéologique de Tirana qui abrite les objets les plus prestigieux provenant des sites albanais, une excellente introduction à notre circuit. Nous prendrons ensuite la route d’Elbasan où nous ferons un arrêt sur la colline près du
cimetière des Martyrs pour profiter d’un large panorama sur la ville. Dîner et nuit à Tirana.
J 2 : Kruja – Lissos – Shkodra (116 km)
Quittant Tirana, notre route nous conduira plein nord vers
Kruja qui s’élève à quelque 600 mètres d’altitude. Cette cité, qui a été la capitale du royaume de Skanderbeg, abrite une
forteresse imposante ainsi qu’un
musée présentant l’histoire du « plus grand des Albanais ». Fils d'un prince albanais, Gjergj Kastrioti fut envoyé comme otage au sultan ottoman. Elevé dans la religion musulmane, il gravit rapidement les échelons de l'armée turque et ses talents lui valurent le titre de « beg » et le surnom d'Alexandre : Iskander beg... Mais lorsque les Albanais se révoltèrent contre l'occupant, il déserta, se convertit au christianisme et prit la tête de la révolte et, de 1444 à 1468, il repoussa victorieusement treize offensives turques, mais l'Albanie fut ensuite soumise à nouveau en 1478, dix ans après sa mort.
Nous nous dirigerons ensuite vers
Lissos, un des sites les plus remarquables du Nord de la vallée du Shkumbi. Fondée, selon Diodore de Sicile, par Denys de Syracuse, cette cité possède une vaste enceinte qui a été bien conservée et dégagée récemment. Depuis la colline coiffée d’un château médiéval jusqu’au port sur le Drin, cette enceinte est renforcée de nombreuses tours quadrangulaires ou semi-circulaires, et percée de nombreuses portes. En fin d’après-midi, nous nous rendrons à
Shkodra, situé en bordure du Monténégro, qui conserve les murs puissants de la
forteresse de Rozafa. Dîner et nuit à Shkodra.
J 3 : Durrës
Après avoir remonté la vallée du Kir pour découvrir le
pont du Mesi, remarquable par la puissance et la beauté qu’il dégage, nous longerons la côte albanaise jusqu’à
Durrës, l’ancienne Dyrrhachion, qui est aujourd'hui le principal port du pays. Dressée sur un promontoire, elle devint une tête de pont pour le franchissement de l’Adriatique au temps de l’Empire romain. Elle était le point de départ de la via Egnatia, le point de passage des légions partant vers l’Orient et fut la terre d'exil de Cicéron... Nous découvrirons quelques-uns des vestiges de la Dyrrachium romaine, en particulier son amphithéâtre bien conservé. L'après-midi, nous ferons une promenade dans la cité, de la place d’Anastase à la basilique d’Arapaj. Dîner et nuit à Durrës.
J 4 : Apollonia d'Illyrie
Après la visite du
Musée archéologique de Durrës, nous partirons découvrir le
monastère d'Ardenica, seul monastère orthodoxe actuellement en fonctionnement en Albanie. Délimité par une enceinte triangulaire originale, ce bel ensemble conventuel révèle une architecture des plus caractéristiques et, malgré une histoire particulièrement mouvementée, conserve encore aujourd’hui une magnifique iconostase sculptée et des fresques du XVIII
e siècle.
Sous forme d'une longue promenade, nous parcourrons le site agreste d'
Apollonia, ville défendue par une double enceinte qui fut fondée au début du VI
e siècle avant J.-C. par des colons grecs venus de Corcyre et de Corinthe, à un emplacement stratégique entre les rivières Vjosa et Seman. La bonne société coloniale sut faire de la ville un centre culturel où le jeune Octave – le futur Auguste – vint se former en 45 avant J.-C. Demeurée cité grecque, alors que Dyrrachium recevait le statut de colonie romaine, Apollonia connut un renouveau extraordinaire au II
e siècle après J.-C., époque de la construction d'un nouveau centre monumental avec
odéon,
bouleutérion,
arc de triomphe ... Ce fut également l’époque de l’édification des grandes villas sur le versant ouest de la ville, dont beaucoup restent encore à dégager. Toute une architecture, une sculpture apolloniate se met en place, qui a laissé des monuments exceptionnels, comme le portique aux dix-sept niches, le grand nymphée ou La Descente aux enfers conservée aujourd’hui sous le portique du
monastère Sainte-Marie. En effet, la cité fut détruite par un séisme au milieu du IV
e siècle. Au Moyen Age, un monastère s’installa sur les ruines de cette ville antique, disposant ainsi d’une carrière de pierres déjà taillées. Dîner et nuit à Fieri.
J 5 : Byllis – Berat
Le matin, nous partirons en direction de Ballsh et du site antique de
Byllis, installé sur les derniers contreforts du massif de Mallakaster. Cette région, déjà bien connue dans l’Antiquité, était occupée par une tribu illyrienne, celle des Byllins qui avaient installé là leur capitale, Byllis. L’
agora et son
théâtre montrent l’impact culturel des cités grecques voisines sur les villes indigènes. Le site recèle également les vestiges de basiliques paléochrétiennes de l’époque de Justinien.
Nous gagnerons ensuite
Berat 
, ville-musée aux maisons suspendues sur les pentes d'une colline abrupte. Berat eut son heure de gloire au XVI
e siècle : connaissant une grande prospérité, elle assura le développement d’une brillante école d’art byzantin sous la direction du peintre Onufre. Cet essor artistique se prolongea tout au long des XVII
e et XVIII
e siècles. Berat en porte encore de nombreux témoignages : la citadelle qui abrite le
musée Onufri installé dans la
cathédrale, mais aussi la magnifique
église de la Trinité, le
quartier de Gorica autour de l’église Saint-Spiridon. En fin de journée, nous partirons vers Vlorë où nous passerons la nuit.
J 6 : Amantia – Vlorë
Le matin, nous partirons en direction de Ploça, petite ville près de laquelle nous visiterons le
site antique d'Amantia, ville de la tribu illyrienne des Amantins, peuple montagnard parvenu au III
e siècle avant J.-C. à un degré élevé de civilisation acquis au contact des cités grecques à l’occasion de relations commerciales. Plusieurs monuments y ont été découverts : un stade, les remparts, les ruines de deux temples et une nécropole. Retour à
Vlorë pour le déjeuner et visite de la petite
mosquée de Murat qui aurait été construite d'après un plan du grand Sinan, l’architecte génial de la mosquée de Soliman le Magnifique à Istanbul. Nous reprendrons ensuite la route vers le Sud du pays et passerons la nuit à Saranda.
J 7 : Butrint – Saranda
Le matin, nous atteindrons Butrint en empruntant une petite route qui réserve de beaux panoramas sur l’île de Corfou. L'antique
Bouthrotos
, situé à l'extrémité d'un promontoire, reste l'un des sites les plus marquants d’un voyage en Albanie : il l’était déjà probablement dans l’Antiquité puisque Virgile y fit s’arrêter Enée lors de son périple et que Racine y situe son Andromaque. Les ruines, joliment ensevelies sous les oliviers, présentent de très beaux ensembles urbains :
théâtre,
thermes, remparts,
baptistère aux
mosaïques paléochrétiennes, ainsi qu'une belle église vénitienne. Retour à Saranda où deux églises anciennes et la citadelle médiévale nous replongeront dans l'histoire de cette ville. Nuit à Saranda.
J 8 : Mesopotamon – Labova – Gjirokastra
Nous consacrerons la matinée à la découverte de deux églises majeures : celle de
Mesopotamon tout d'abord, qui remonte à Constantin IX (1042-1054), puis celle de
Labova, encore plus ancienne puisqu'édifiée au X
e siècle.
Nous arriverons ensuite à
Gjirokastra 
, rare exemple de cité ottomane parfaitement préservée. Berceau de l'écrivain Ismaïl Kadaré, cet ancien village, devenu l’une des villes les plus importantes du Sud de l’Albanie, reste l’un des plus beaux et des plus typiques de la région avec ses
maisons-forteresses à deux étages, les kulas, couvertes de lauzes grises qui furent surtout édifiées au XVII
e siècle. La ville comprend également un bazar, une mosquée du XVIII
e siècle ainsi que deux églises de la même époque. Ville-musée toujours habitée, nous aurons le plaisir de flâner librement dans ses rues. Nuit à Gjirokastra.
J 9 : Korça – Voskopojë (150 km)
Après avoir traversé le village de Leskovik, nous arriverons à
Korça, au pied des monts Moravë. Cette cité albanaise connut bien des vicissitudes autour de la première guerre mondiale et fut prise par les Grecs avant d'être occupée par les Austro-Hongrois, puis à nouveau par les Grecs et, enfin, par les Français qui la contrôlèrent de 1916 à 1920. Après avoir rappelé ces épisodes devant le cimetière français, nous y visiterons son célèbre
musée des Icônes. Nous ferons ensuite un arrêt au village valaque de
Voskopojë qui devint, au XVIII
e siècle, une ville prospère en relation avec Budapest ou encore Vienne... La ville s’est parée de nombreuses églises qui témoignent d’une recherche décorative très élaborée, d’influence hispano-italienne. Nuit à
Pogradec, station balnéaire au bord du lac d'Ohrid.
J 10 : Selça e Poshtme – Tirana (150 km)
Nous quitterons les rives du lac d’Ohrid pour nous diriger dans la haute-vallée du Shkumbi, où les
tombes rupestres de la basse Selce attestent de la fortune de quelques familles princières en même temps que des relations étroites qui unissaient l’Est de l’Albanie à l’antique Macédoine. La découverte d’
Elbasan, ancien castrum fondé par les Romains, rappellera qu’il était une halte fortifiée sur l’itinéraire de la via Egnatia. Ruiné par les Bulgares, le site a retrouvé les faveurs du sultan Mehmet II qui y a édifié une enceinte si imposante qu’elle a donné son nom à la ville actuelle. Retour vers Tirana. Dîner et nuit à Tirana.
J 11 : Tirana – Paris
Dans la matinée, transfert à l'aéroport et vol pour Paris.
Selon les dates des voyages, le programme ci-dessus peut se dérouler de façon légèrement différente en fonction des contraintes techniques ou des ouvertures de sites.
Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateau, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 26/05/2012. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.