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Service voyages
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L'Albanie
Le pays des aigles
Les points forts
L'accompagnement confié à Pierre Cabanes, fondateur de la mission archéologique d'Apollonia d'Illyrie
Le site de Bouthrotos pour évoquer le souvenir d’Enée et d'Andromaque
Le monastère d'Ardenica
Kruja, ancienne capitale de Skanderberg
Les trésors d'art byzantins et médiévaux à Berat et Gjirokastra
Petite terre balkanique perdue au bout de l’Europe, l’Albanie fut longtemps entourée d’une aura de mystère pour les Occidentaux. Plus secrète que sa voisine croate, l’Albanie se modernise peu à peu et offre à qui veut la découvrir la diversité de ses paysages et un passionnant patrimoine antique et médiéval. De la colonisation grecque à l'Illyrie romaine et aux empereurs byzantins, des Bulgares aux Vénitiens et à la figure héroïque de Skanderberg, l'Albanie, mosaïque de l’histoire, a préservé un patrimoine exceptionnel et évocateur.
ALB 31Albanie11 joursPour tous avec réserve


L'Albanie n'étant pas encore une destination touristique très fréquentée, le confort des hôtels est sensiblement inférieur à celui de l'Europe occidentale.
La visite des sites archéologiques s’effectue souvent sur des chemins irréguliers et parfois non aménagés.
Un passeport ou une carte d'identité en cours de validité
Itinéraire du circuit

J 1 : Paris – Tirana

 Le matin, nous nous envolerons en direction de Tirana où nous arriverons en début d’après-midi.
Tirana fut fondée par le général ottoman Suleyman Pacha, au début du XVIIe siècle, qui fit édifier, dit-on, une mosquée, un hammam et une boulangerie pour constituer le noyau de la cité. La ville se développa lentement jusqu'à ce qu'elle soit choisie comme capitale de l'Albanie en 1920. Le roi Zog Ier fit alors réaménager la ville par des architectes italiens. Tirana connut un important développement industriel après la seconde guerre mondiale, avec l'aide des soviétiques, puis de la Chine communiste.
Nous visiterons d'abord le Musée archéologique de Tirana qui abrite les objets les plus prestigieux provenant des sites albanais, une excellente introduction à notre circuit. Nous prendrons ensuite la route d’Elbasan où nous ferons un arrêt sur la colline près du cimetière des Martyrs pour profiter d’un large panorama sur la ville. Dîner et nuit à Tirana.
 
J 2 : Kruja – Lissos – Shkodra (116 km)

 Quittant Tirana, notre route nous conduira plein nord vers Kruja qui s’élève à quelque 600 mètres d’altitude. Cette cité, qui a été la capitale du royaume de Skanderbeg, abrite une forteresse imposante ainsi qu’un musée présentant l’histoire du « plus grand des Albanais ». Fils d'un prince albanais, Gjergj Kastrioti fut envoyé comme otage au sultan ottoman. Elevé dans la religion musulmane, il gravit rapidement les échelons de l'armée turque et ses talents lui valurent le titre de « beg » et le surnom d'Alexandre : Iskander beg... Mais lorsque les Albanais se révoltèrent contre l'occupant, il déserta, se convertit au christianisme et prit la tête de la révolte et, de 1444 à 1468, il repoussa victorieusement treize offensives turques, mais l'Albanie fut ensuite soumise à nouveau en 1478, dix ans après sa mort.
Nous nous dirigerons ensuite vers Lissos, un des sites les plus remarquables du Nord de la vallée du Shkumbi. Fondée, selon Diodore de Sicile, par Denys de Syracuse, cette cité possède une vaste enceinte qui a été bien conservée et dégagée récemment. Depuis la colline coiffée d’un château médiéval jusqu’au port sur le Drin, cette enceinte est renforcée de nombreuses tours quadrangulaires ou semi-circulaires, et percée de nombreuses portes. En fin d’après-midi, nous nous rendrons à Shkodra, situé en bordure du Monténégro, qui conserve les murs puissants de la forteresse de Rozafa. Dîner et nuit à Shkodra.
 
J 3 : Durrës

 Après avoir remonté la vallée du Kir pour découvrir le pont du Mesi, remarquable par la puissance et la beauté qu’il dégage, nous longerons la côte albanaise jusqu’à Durrës, l’ancienne Dyrrhachion, qui est aujourd'hui le principal port du pays. Dressée sur un promontoire, elle devint une tête de pont pour le franchissement de l’Adriatique au temps de l’Empire romain. Elle était le point de départ de la via Egnatia, le point de passage des légions partant vers l’Orient et fut la terre d'exil de Cicéron... Nous découvrirons quelques-uns des vestiges de la Dyrrachium romaine, en particulier son amphithéâtre bien conservé. L'après-midi, nous ferons une promenade dans la cité, de la place d’Anastase à la basilique d’Arapaj. Dîner et nuit à Durrës.
 
J 4 : Apollonia d'Illyrie

 Après la visite du Musée archéologique de Durrës, nous partirons découvrir le monastère d'Ardenica, seul monastère orthodoxe actuellement en fonctionnement en Albanie. Délimité par une enceinte triangulaire originale, ce bel ensemble conventuel révèle une architecture des plus caractéristiques et, malgré une histoire particulièrement mouvementée, conserve encore aujourd’hui une magnifique iconostase sculptée et des fresques du XVIIIe siècle.
Sous forme d'une longue promenade, nous parcourrons le site agreste d'Apollonia, ville défendue par une double enceinte qui fut fondée au début du VIe siècle avant J.-C. par des colons grecs venus de Corcyre et de Corinthe, à un emplacement stratégique entre les rivières Vjosa et Seman. La bonne société coloniale sut faire de la ville un centre culturel où le jeune Octave – le futur Auguste – vint se former en 45 avant J.-C. Demeurée cité grecque, alors que Dyrrachium recevait le statut de colonie romaine, Apollonia connut un renouveau extraordinaire au IIe siècle après J.-C., époque de la construction d'un nouveau centre monumental avec odéon, bouleutérion, arc de triomphe ... Ce fut également l’époque de l’édification des grandes villas sur le versant ouest de la ville, dont beaucoup restent encore à dégager. Toute une architecture, une sculpture apolloniate se met en place, qui a laissé des monuments exceptionnels, comme le portique aux dix-sept niches, le grand nymphée ou La Descente aux enfers conservée aujourd’hui sous le portique du monastère Sainte-Marie. En effet, la cité fut détruite par un séisme au milieu du IVe siècle. Au Moyen Age, un monastère s’installa sur les ruines de cette ville antique, disposant ainsi d’une carrière de pierres déjà taillées. Dîner et nuit à Fieri.
 
J 5 : Byllis – Berat

 Le matin, nous partirons en direction de Ballsh et du site antique de Byllis, installé sur les derniers contreforts du massif de Mallakaster. Cette région, déjà bien connue dans l’Antiquité, était occupée par une tribu illyrienne, celle des Byllins qui avaient installé là leur capitale, Byllis. L’agora et son théâtre montrent l’impact culturel des cités grecques voisines sur les villes indigènes. Le site recèle également les vestiges de basiliques paléochrétiennes de l’époque de Justinien.
Nous gagnerons ensuite Berat , ville-musée aux maisons suspendues sur les pentes d'une colline abrupte. Berat eut son heure de gloire au XVIe siècle : connaissant une grande prospérité, elle assura le développement d’une brillante école d’art byzantin sous la direction du peintre Onufre. Cet essor artistique se prolongea tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles. Berat en porte encore de nombreux témoignages : la citadelle qui abrite le musée Onufri installé dans la cathédrale, mais aussi la magnifique église de la Trinité, le quartier de Gorica autour de l’église Saint-Spiridon. En fin de journée, nous partirons vers Vlorë où nous passerons la nuit.
 
J 6 : Amantia – Vlorë

 Le matin, nous partirons en direction de Ploça, petite ville près de laquelle nous visiterons le site antique d'Amantia, ville de la tribu illyrienne des Amantins, peuple montagnard parvenu au IIIe siècle avant J.-C. à un degré élevé de civilisation acquis au contact des cités grecques à l’occasion de relations commerciales. Plusieurs monuments y ont été découverts : un stade, les remparts, les ruines de deux temples et une nécropole. Retour à Vlorë pour le déjeuner et visite de la petite mosquée de Murat qui aurait été construite d'après un plan du grand Sinan, l’architecte génial de la mosquée de Soliman le Magnifique à Istanbul. Nous reprendrons ensuite la route vers le Sud du pays et passerons la nuit à Saranda.
 
J 7 : Butrint – Saranda

 Le matin, nous atteindrons Butrint en empruntant une petite route qui réserve de beaux panoramas sur l’île de Corfou. L'antique Bouthrotos , situé à l'extrémité d'un promontoire, reste l'un des sites les plus marquants d’un voyage en Albanie : il l’était déjà probablement dans l’Antiquité puisque Virgile y fit s’arrêter Enée lors de son périple et que Racine y situe son Andromaque. Les ruines, joliment ensevelies sous les oliviers, présentent de très beaux ensembles urbains : théâtre, thermes, remparts, baptistère aux mosaïques paléochrétiennes, ainsi qu'une belle église vénitienne. Retour à Saranda où deux églises anciennes et la citadelle médiévale nous replongeront dans l'histoire de cette ville. Nuit à Saranda.
 
J 8 : Mesopotamon – Labova – Gjirokastra

 Nous consacrerons la matinée à la découverte de deux églises majeures : celle de Mesopotamon tout d'abord, qui remonte à Constantin IX (1042-1054), puis celle de Labova, encore plus ancienne puisqu'édifiée au Xe siècle.
Nous arriverons ensuite à Gjirokastra , rare exemple de cité ottomane parfaitement préservée. Berceau de l'écrivain Ismaïl Kadaré, cet ancien village, devenu l’une des villes les plus importantes du Sud de l’Albanie, reste l’un des plus beaux et des plus typiques de la région avec ses maisons-forteresses à deux étages, les kulas, couvertes de lauzes grises qui furent surtout édifiées au XVIIe siècle. La ville comprend également un bazar, une mosquée du XVIIIe siècle ainsi que deux églises de la même époque. Ville-musée toujours habitée, nous aurons le plaisir de flâner librement dans ses rues. Nuit à Gjirokastra.
 
J 9 : Korça – Voskopojë (150 km)

 Après avoir traversé le village de Leskovik, nous arriverons à Korça, au pied des monts Moravë. Cette cité albanaise connut bien des vicissitudes autour de la première guerre mondiale et fut prise par les Grecs avant d'être occupée par les Austro-Hongrois, puis à nouveau par les Grecs et, enfin, par les Français qui la contrôlèrent de 1916 à 1920. Après avoir rappelé ces épisodes devant le cimetière français, nous y visiterons son célèbre musée des Icônes. Nous ferons ensuite un arrêt au village valaque de Voskopojë qui devint, au XVIIIe siècle, une ville prospère en relation avec Budapest ou encore Vienne... La ville s’est parée de nombreuses églises qui témoignent d’une recherche décorative très élaborée, d’influence hispano-italienne. Nuit à Pogradec, station balnéaire au bord du lac d'Ohrid.
 
J 10 : Selça e Poshtme – Tirana (150 km)

 Nous quitterons les rives du lac d’Ohrid pour nous diriger dans la haute-vallée du Shkumbi, où les tombes rupestres de la basse Selce attestent de la fortune de quelques familles princières en même temps que des relations étroites qui unissaient l’Est de l’Albanie à l’antique Macédoine. La découverte d’Elbasan, ancien castrum fondé par les Romains, rappellera qu’il était une halte fortifiée sur l’itinéraire de la via Egnatia. Ruiné par les Bulgares, le site a retrouvé les faveurs du sultan Mehmet II qui y a édifié une enceinte si imposante qu’elle a donné son nom à la ville actuelle. Retour vers Tirana. Dîner et nuit à Tirana.
 
J 11 : Tirana – Paris

 Dans la matinée, transfert à l'aéroport et vol pour Paris.
 
Selon les dates des voyages, le programme ci-dessus peut se dérouler de façon légèrement différente en fonction des contraintes techniques ou des ouvertures de sites.

Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateau, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 26/05/2012. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.
 
ALB 31, L'Albanie
Le pays des aigles
Du 12 au 22 août 2013
Les prix et les prestations de ce voyage seront disponibles très prochainement.
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